Sissi a toujours aimé la Hongrie, même si Sophie, sa première fille, est morte lors d'un voyage là-bas. Contrairement à sa belle-mère et à son mari, elle voudrait que les Hongrois aient un pays libre.

Sissi Picture 1

Sissi portant une robe de style hongrois; 1854

 

Sachant pertinemment que François-Joseph ne résiste pas à sa beauté, Sissi en profite pour amadouer son mari au sujet de la Hongrie. Elle fait engager des dames de compagnie hongroises, comme Caroline Hunyady, surnommée "Lilly", ou Ida Ferenczy, qui deviendra la meilleure amie de l'impératrice.

Matilda Windischgraetz, Caroline Hunyady, Paula Bellegarde, Carolina Lamberg a Sisi

Photographie représentant les dames de compagnie de Sissi,

(de gauche à droite): Matilda Windischgraetz, Caroline Hunyady,

Paula de Bellegarde, Carolina Lamberg, et enfin, Sissi, assise.

 

L'impératrice s'entend aussi très bien avec le comte Gyula Andrassy, ou d'autres hommes politiques hongrois, par exemple Franz Déak. Les Hongrois ont confiance en Sissi, et ils placent en elle tous leurs espoirs.

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Aquarelle représentant Sissi; 1867

 

En 1866, elle emmène ses enfants à Buda, en Hongrie. Etant désespérée à ce moment-là (l'Autriche venait de perdre la bataille de Sadowa, menée contre la Prusse), Sissi reproduit ce qu'avait fait l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, en 1741: comme elle était menacée de guerre par Frédéric II, le roi de Prusse, elle avait brandit ses enfants aux Hongrois, en disant "Je remets entre vos mains la fille et le fils de vos rois".

 

Tableau représentant l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche

avec ses enfants, se tenant devant le peuple hongrois, en 1741.

 

Sissi savait qu'à partir de ce moment la Hongrie soutiendrait François-Joseph, et que l'empereur laisserait alors plus de libertés aux Hongrois. D'ailleurs, Franz Déak déclara à Elisabeth pour lui montrer son soutien: "Je tiendrais pour une lâcheté de tourner le dos à mon impératrice quand elle se trouve dans le malheur, après l'avoir fêtée lorsque les affaires de la dynastie allaient bien."

 

 

      Sissi à cheval, près d'une forêt de Budapest; aquarelle venant du Budapesti Történeti Múzeum

                       

Mais Sissi ne s'arrête pas là, elle est prête à tout pour que l'Autriche et la Hongrie deviennent "l'Empire Austro-Hongrois". Elle supplie son mari de toutes ses forces pour qu'il accepte: elle lui envoie des lettres, lui promet qu'elle va faire des efforts pour passer du temps à Vienne, fait du chantage en refusant de quitter Budapest tant qu'il n'a pas dit oui.

 Budapest Castle Photo

 Le château de la famille impériale en Hongrie, à Budapest; vu de nuit


Mais en septembre 1866, Sissi quitte Budapest pour Vienne, et comme d'habitude, elle a gagné. Franz accepte de signer un compromis: l'Empire Austro-Hongrois est créé en mars 1867, et il n'y a plus une, mais deux capitales, Vienne et Budapest. Tout ça grâce à Sissi.

Gravure représentant Sissi en 1867


Sources:

-Les sites Internet: http://www.gogmsite.net/empress_elisabeth_of_austri/sissi_picture_in_hungarian-.html

                            http://alzbeta-sisi.blog.cz/

                            http://www.gogmsite.net/empress_elisabeth_of_austri/

                            kiralyikastely.hu

                            www.budapesthungaryblog.com

                            www.gogmsite.net

-Les livres: "Sissi, l'impératrice Anarchiste", de Catherine Clément, éditions Découvertes Gallimard

                "Sisi, Mythe et Réalité", de Katrin Unterreiner, éditions Verlag Christian Brandstätter